Le moyen âge

On ne comprendra pas la ville antique, ni celle du moyen age, si l’on fait abstraction des idées religieuses. Le rôle du temple a été déterminant dans la formation d’anciennes villes comme celles de l’Égypte ou de la Mésopotamie.

 Au moyen âge, les saints locaux ont pris la place des divinités. Les églises mettent dans la ville leurs caractéristiques comme jadis les temples grecques et romain.[1]

 Le moyen âge, c’est aussi le temps des grands pèlerinages qui favorisent le commerce et la construction des faubourgs. La cathédrale est liée essentiellement à la cité du moyen âge. Le tracé régulier des voies répondait, au XIIème siècle, pour les besoins du lotissement urbain et de la circulation. La rue droite a donc un impact important dans la physionomie urbaine. Onduleuse et souple, la rue a comme origine une piste humaine, un chemin formé sous les pas des hommes pour contourner les aspérités ou les bas fonds du sol.

 La courbe correspond par essence à une voie d’enveloppement et correspond souvent aux remparts. La démolition de ceux-ci fut très souvent l’occasion de créer des voies nouvelles dénommées boulevard[2]

La verticale se retrouve au moyen âge dans la cité gothique. Dans la seconde moitié du XIème siècle, le clocher prend sa place dans le paysage urbain.

La ligne générale de la ville à une signification forte. L’horizontale donne une impression de calme, de noblesse, d’ordonnance régulière. La ville dispose d’une certaine expression urbaine malgré la diversité des circulations.

  Il convient, au moyen âge, de prendre en compte l’importance des chemins de pèlerinage. Ces voies, d’apport immatériel (voire de l’esprit) furent en même temps des voies marchandes importantes. Elles ont en effet participé à l’essor plus ou moins importants d’une ville. Exemple avec les voies qui permettaient l’approvisionnement de Paris en poissons ou exemple aussi avec la route des vins qui revêt un caractère plus touristique.

L’architecture des villes médiévales était d’origine vernaculaire, faite de constructions petites, serrées autour de rues étroites et tortueuses, donc absentes de perspective, pour s’adapter à la topographie et au climat. Sa forme est guidée par l’empirisme.

Le moyen âge, qui s’étire sur près de 1000 ans, est constitué de trois grandes périodes [3]:

Le haut moyen âge de 475 à 950 : En raison des invasions, les villes se resserrent et la population s’entasse dans des maisons desservies par des ruelles étroites. Le personnage principal devient l’évêque qui au fil des siècles promeut l’urbain. Rôle important des prêtres et des moines dans les travaux agricoles. C’est une phase de « contraction des villes, voire de disparition. On parle à ce propos de cité réduite, de ville repliée »

Le moyen âge classique de 950 à 1280 : C’est la période du polycentrisme fonctionnel de la ville archipel ou multipliée ou se produit la croissance démographique et économique. Elle voit l’évolution de la société avec notamment la multiplication des écoles et l’apparition des universités. Le Xème siècle se caractérise par un accroissement important de la population et une migration des gens de la campagne vers la ville. La ville médiévale est donc remodelée fréquemment pour accueillir ces nouvelles populations, Des abbayes voient le jour à l’extérieur des villes. Elles deviennent parfois presque des contre pouvoir à celle-ci compte tenu des ordres religieux qu’elles abritent.

A la fin du IXème siècle, les commerces reprennent et les échanges économiques augmentent avec la relance de l’activité économique.

 Apparaît aussi à cette époque, la sectorisation de l’espace et la spécialisation professionnelle et de l’autonomisation par rapport à l’église.

Le Xème siècle se caractérise pat un accroissement important de la population et une migration des gens de la campagne vers la ville La ville médiévale était enfermée dans des murailles pour faire face à l’envahisseur. Trois pole important : la place du marché, la cathédrale, le château du seigneur.

 Dans la deuxième moitié du XIème siècle, les noyaux pré urbains commencent à se transformer et ce mouvement s’accélère durant le XIIème siècle Durant cette période, le paysage français a le plus changé de toute son histoire.

 La ville médiévale fut utilitaire, complexe tant par les valeurs qu’elle traduisait que par les pouvoirs qui s’y exerçaient.

Le bas moyen âge de 1280 à 1500 avec la période de la guerre de cent ans.

La ville s’agrandit par quartier mais le centre historique reste le lieu du pouvoir et de la décision. 

L’urbanisme médiéval se fait de façon un peu désordonnée et son ordonnancement se fait à partir d’un château fort ou d’une cathédrale. «Il s’agit le plus souvent de circonstances d’adaptation, de combinaisons empiriques autour d’un édifice religieux ou du pouvoir politique. Loin de l’expression dogmatique, la ville médiévale part d’un noyau central et de système de convergence vers le centre (système radio concentrique)

 A partir XVème et XVIème siècle, les villes se standardisent pour acquérir une sorte d’unité et de cohérence en se structurant autour de voies primaires et secondaires. Elles utilisent les places pour donner des espaces de respirations et mettre en valeur la perspective des bâtiments. Au moyen âge, ce sont principalement les parvis des cathédrales qui servent pour agrandir l’espace et qui, comme la rue, sont utilisées comme lieu de vie communautaire. 

La ville, incluse au-dedans de ses enceintes avec des densités élevées en intra-muros, s’agrandit par quartier et s’ordonne autour d’un édifice représentatif d’un pouvoir (cathédrale château…) Mais le centre historique reste le lieu du pouvoir et de la décision. 

L’urbanisme médiéval se fait de façon un peu désordonnée et son ordonnancement se fait à partir d’un château fort ou d’une cathédrale. « Il s’agit le plus souvent de circonstances d’adaptation, de combinaisons empiriques autour d’un édifice religieux ou du pouvoir politique. Loin de l’expression dogmatique la ville médiévale part d’un noyau central et de système de convergence vers le centre (système radio concentrique »

 Reste que dans la ville médiévale, les conditions d’existence sont difficiles car il faut faire face à l’insécurité et à la disette. Les murailles sécurisaient les habitants contre l’envahisseur.

 Pour Fernand Braudel,[1] « les villes (médiévales) sont autant de transformateurs électriques : elles augmentent les tensions, elles précipitent les échanges, elles brassent sans fin la vie des hommes. Elles sont les accélérateurs du temps entier de l’histoire »

Trois pôles importants se partage la ville :

  1. Le pouvoir municipal : la place du marché, les halles surmonté parfois d’un beffroi,
  2. Le pouvoir religieux : la cathédrale, les abbayes, les cloîtres des chanoines autour des églises,
  3. Le pouvoir seigneurial : le château du seigneur et les murailles.

 La ville médiévale fut utilitaire, complexe tant par les valeurs qu’elle traduisait que par les pouvoirs qui s’y exerçaient.

 Le moyen âge a eu son visionnaire de l’urbanisme en la personne de Thomas More (1478-1535) et son Utopia (Nulle part) Son projet utopique repose sur 54 villes, implantées sur une île, toutes identiques dans leurs formes. En parallèle, il défend un idéal social ; Il est basé sur l’abolition de la propriété privée, et la limitation de la durée du travail. Il préconise des mesures destinées à améliorer les conditions des plus démunies et aptes à assurer la sécurité des habitants.
[1] Historien Français (1902-1985) cité dans un article de Mathieu Souquière « Quand les villes s’émancipaient » dans la revue Enjeux de mars 2001 pages 156 à 158.

[1] Introduction à l’urbanisme Marcel Poete âge 96

[2] Boulevard : sens étymologique : voie remplaçant le rempart. Dans son ouvrage « La transformation des villes »  Jean Paul Lacaze explique qu’à l’extension des remparts, les nécessités de la défense avaient imposé d’aménager une large zone libre de toute construction. Cette zone portait le nom de boulevard dans le langage militaire

[3] Source une histoire de la ville chapitre 4 ciré médiévale absolu chrétien différences en commun

4 réponses à “Le moyen âge

  1. Pingback: Le moyen âge | Les mutations de la ville ...

  2. je n’ai pas très bien compris car j’ai 12 ans. Pouvez-vous simplifier ?

  3. Bonsoir Bérénice, Que n’avez-vous pas compris?

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