Une campagne européenne pour le 30 km/h comme vitesse de référence en ville


Source : localtis.fr/  Plusieurs associations d’usagers des transports et de défense des piétons*, rejointes par les deux principales fédérations de parents d’élèves (FCPE et Peep), ainsi que par l’Union nationale des associations familiales (Unaf) et France nature environnement (FNE) ont lancé ce 8 février une campagne de signatures (http://fr.30kmh.eu)  en faveur de l’instauration du 30 km/h comme vitesse de référence en ville et dans les quartiers résidentiels, le 50 km/h n’étant plus conservé que pour les axes de transit. Cette opération est menée dans le cadre d’une initiative citoyenne européenne (ICE) portée par des associations de douze pays de l’Union.
Le texte de cette initiative a été déposé le 13 novembre dernier auprès de la Commission européenne. Les promoteurs de l’ICE ont donc jusqu’au 13 novembre 2013 pour rassembler un total d’1 million de signatures, la France devant en recueillir au moins 55.000. C’est à cette condition que la Commission pourra se saisir officiellement de la demande et aller jusqu’à la transformer en proposition législative comme l’espèrent les signataires qui font valoir qu’elle s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives en France (le « Manifeste pour une ville à 30 km/h » lancé le 4 mai 2011) mais aussi au niveau du parlement de Strasbourg. Le 27 septembre 2011, les eurodéputés ont en effet voté une résolution qui « recommande vivement aux autorités responsables de limiter à 30 km/h la vitesse maximale dans les zones résidentielles et sur toutes les routes à voie unique des zones urbaines qui ne présentent pas de piste distincte pour les cyclistes, et ce afin de protéger les usagers de la route vulnérable ».
Les associations françaises porteuses de l’initiative mettent elles aussi en avant les bienfaits d’une telle mesure pour l’amélioration de la sécurité routière – « passer de 50 à 30 km/h multiplie par neuf les chances de survie des piétons et cyclistes lors d’un accident », selon elles -, la réduction des sonores et de la pollution de l’air et, plus généralement pour bénéficier d’une ville « apaisée ». « En maîtrisant ainsi l’automobile, cela permet de développer les transports collectifs et de mieux répartir l’espace au bénéfice des piétons, des cyclistes, des taxis, de l’auto-partage, etc. », souligne Jean Sivardière, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). « La généralisation du 30 km/h en ville augmente la convivialité et le bien-être des usagers tout en favorisant les modes de transport actifs car se déplacer à pied ou à vélo devient plus agréable et moins dangereux », estiment les associations. Une opinion partagée par Patrice Pattée, maire adjoint délégué aux déplacements de Sceaux (92) qui fait partie de la petite quinzaine de villes françaises à avoir généralisé le 30 km/h.  « Cela s’est fait tranquillement, sans traumatisme et c’est aujourd’hui plébiscité par la population, témoigne-t-il. Au final, nous avons une ville calme, agréable, où même les automobilistes peuvent gagner du temps car pour faire moins de trois kilomètres, ce qui est le cas de la moitié des déplacements en ville, on va plus vite en vélo qu’en voiture. »

Anne Lenormand

*Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), Droits du piéton, Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), Rue de l’avenir, France Autopartage

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