Catégorie : Articles Urbanistes des Territoires

Les jeunes diplômés des filières de master en urbanisme et aménagement ont profité de la récente réorganisation due de la loi ALUR

 Commentaire du gestionnaire du blog.

Vous pouvez lire ci-dessous le texte commun préparé de façon conjointe par Urbanistes des Territoires (UT) et le Collectif National  des Jeunes Urbanistes. C’est de ce texte que s’est inspiré le CNJU pour faire apparaitre un communiqué dans la  Gazette des Communes du 1er septembre. (Publié le 29 aout sur le site de cette revue)

L’association URBANISTES DES TERRITOIRES travaille pour l’avenir de la profession d’urbaniste tous territoires et tous modes d’exercices confondus.

Je réagis également sur ce qui me semble être une méconnaissance du contexte territorial et de son évolution depuis le début des années 2000. Pour ma part, ce n’est pas le loi ALUR, par ailleurs loi fourre-tout qui a complexifié et alourdi de la droit de l’urbanisme, qui a réorganisé « la maîtrise d’ouvrage voulue par la loi ALUR » comme il est dit de manière imprécise ci-dessous?

Trois lois majeures ont modifié sur le fond le contexte territorial.

Tout d’abord la loi d’orientation pour le développement et l’aménagement durable du territoire (LOADDT) dite loi Voynet (Loi N°99-533 du 25 juin 1999 modifiant la loi N°95-115 du 4 février 1995) Cette loi incitait notamment à la création de Pays en complément des ensembles urbains.

Ce fut ensuite la Loi Relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale dite Loi Chevènement (Loi N° 99-586 du 12 juillet 1999) Cette loi a engagé une recomposition du paysage territorial en créant trois formes principales d’intercommunalité (communautés de communes, d’agglomérations et Urbaines) Le transfert de compétences et de personnels, qu’occasionnèrent les créations de ces intercommunalités, a chamboulé les habitudes et les façons de faire d’élus qui pour les plus anciens avait pris gout au pouvoir que leur avait délégué en 1983 les lois de décentralisation.  

La troisième loi est celle relative à la solidarité et au renouvellement urbain (Loi N° 2000-1208 du 13 décembre 2000) Cette loi par les nouvelles réglementations et prescriptions aux collectivités ont obligé celles-ci à se réorganiser et à renforcer leurs services.

Ces trois lois, première étape d’une réforme en profondeur du paysage territorial ont véritablement enclenché, impulsé et ouvert une nouvelle page de la longue histoire des collectivités territoriales et des communes depuis leur création à la révolution.

D’autres lois ont aussi nécessité une adaptation permanente des collectivités. On ne peut bien sur pas les passer sous silence dans cette analyse comme par exemple la loi Relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral    (Loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015)

On pourrait citer aussi les lois relatives à la deuxième étape de la décentralisation, des Grenelles de l’environnement mais aussi de la Loi relative à la modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (1) et bien d’autres encore qui outre les problématiques d’organisation ont « permis l’émergence de nouvelles compétences et expertises » dans les collectivités territoriales.

Pour l’emploi : on ne peut que se réjouir de lire que les jeunes urbanistes ont trouvé des postes dans la fonction publique. Les intercommunalités ont beaucoup recruté. Sans doute même un peu trop car il a fallu remplacer, entres autres, les nombreux départs à la retraite de ces dernières années. Face aux restrictions budgétaires, les élus vont devoir se mettre en tête qu’ils devront faire au moins aussi bien, sinon mieux, mais avec  des moyens budgétaires en nette baisse.

Voici donc ci-dessous le texte commun UT et CNJU:

Sur le marché de l¹emploi, les urbanistes ont pleinement profité de l¹effet d¹aubaine de la loi ALUR. C¹est ce que révèle une enquête  Enquête 2006 chiffres clefs détail 665 emplois diplômes Master   menée par le collectif national des jeunes urbanistes (CNJU) auprès des urbanistes diplômés de master urbanisme et aménagement. Menée au cours de l¹été 2016 auprès de 943 diplômés de 2013, 2014 et 2015, l¹enquête montre que les principaux employeurs de ces diplômés restent les collectivités locales et la consultance privée en maîtrise d¹ouvrage (cabinets de conseils, bureaux d¹études). Ces deux catégories représentent ainsi

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Le Master Urbanisme et Aménagement : qualification de référence des urbanistes

 Commentaire du gestionnaire du blog :

Vous pouvez lire ci-dessous le communiqué commun préparé de façon conjointe par Urbanistes des Territoires (UT) et le Collectif National  des Jeunes Urbanistes (CNJU) C’est de ce texte que s’est inspiré le CNJU pour faire apparaitre un communiqué dans la Gazette des Communes du 1er  septembre.

L’association URBANISTES DES TERRITOIRES travaille pour l’avenir de la profession d’urbaniste tous territoires et tous modes d’exercices confondus.

 Comme il est dit dans ce communique, ce serait une très bonne chose qu’un « diplôme national de Master mention « Urbanisme et Aménagement », accrédité par le ministère de l’Enseignement supérieur et bien identifié par les employeurs, soit reconnu comme la qualification professionnelle d’urbaniste » car il faut bien admettre que le processus de la  qualification délivrée par l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (OPQU) n’est pas adapté à la spécificité des pratiques des urbanistes de l’État, des collectivités et du para-public* comme nous avons déjà eu l’occasion de le remarquer il y a déjà cinq ans, lors de nos échanges avec les responsables de cet organisme. 
* Soit plus de 60% des professionnels en exercice en France.
Communiqué du CNJU et d’UT, lundi 21 août 2017
Sur le marché du travail, la profession d’urbaniste s’organise en France avec le recrutement, chaque année, de plusieurs centaines d’urbanistes diplômés d’un Master en urbanisme et aménagement. C’est ce que démontrent les enquêtes* conduites en lien avec les établissements d’enseignement supérieur depuis plusieurs années.
Enregistrés par les établissements d’enseignement supérieur au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), les diplômes nationaux de Master sont accessibles en formation initiale, continue et par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Cadre de référence unique, le RNCP confère à ces diplômes, la valeur de qualification professionnelle en France et en Europe (Espace européen de l’Enseignement supérieur – processus de Bologne).
 La réflexion en cours sur la création d’un Titre professionnel d’urbaniste doit impérativement en tenir compte.
 Dans le cadre du groupe de travail constitué sur le sujet et animé par le président du Conseil Français des Urbanistes (CFDU), le Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU) et Urbanistes des Territoires (UT) souhaitent appuyer les positions suivantes :
  1. Il est nécessaire de créer un Titre professionnel d’urbaniste inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
  2. Ce Titre professionnel d’urbaniste doit être directement accessible par l’obtention d’un diplôme national de Master mention « Urbanisme et Aménagement » inscrit au RNCP.
  3. Pour les urbanistes professionnels qui ne sont pas titulaires d’un diplôme national de Master mention « Urbanisme et Aménagement » certifié, il est nécessaire de mettre en place des dispositifs transitoires et une démarche adaptée de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
  4. La création d’un cadre d’emploi d’urbaniste territorial, accessible via un concours ouvert aux titulaires du Titre professionnel d’urbaniste, doit être mise à l’agenda en concertation étroite avec le conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) et les associations de collectivités locales compétentes en urbanisme.

Parallèlement, les principales fédérations d’employeurs d’urbanistes (AMF, AdCF, FédéSCoT, FNAU, FedEPL, CINOV, ACAD) ont constitué un groupe de travail sur la

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Universités saturées et Bâcheliers refoulés.

La presse se fait l’écho, ces derniers jours, des difficultés rencontrées par les étudiants qui suite  à leur démarche pour une admission post bac (APB) à l’université se sont vus refusés toutes les options pour lesquelles ils s’étaient positionnés.

Résultat : à quelques semaines de la rentrée universitaire près de 60 000 bâcheliers sont sans affectation pour engager leurs études dans le supérieur.

Face à cette situation on se dit que l’on marche sur la tête. Au milieu des années 80 Lionel Jospin alors ministre de l’éducation avait souhaité que plus 80% d’une classe d’âge puisse accéder au bac. Cette orientation politique entrainait de facto le souhait pour tous ces jeunes, qui s’écartaient ainsi des autres filières tel que l’apprentissage ou la filière technologique,  après leur réussite au bac d’aller à l’université.

Mais, comme souvent, l’Etat  n’a pas su anticiper l’impact que cette décision politique allait générer.

A cela, il faut rajouter le boom des naissances de la fin des années 90 et du tout début des années 2000.

On voit donc là une nouvelle fois les carences dont l’état peut faire preuve de part sa rigidité et ses lourdeurs de fonctionnement. Dans les deux dernières décennies, il n’a pas su anticiper ce phénomène de saturation et, pour y faire face,  n’a donc pas construit de nouvelles universités ou agrandi les existantes.

Pendant le même temps, et depuis la mise en place des lois de décentralisation, les collectivités territoriales ont construit de façon intensive pour mettre à disposition des élèves et répondre ainsi à l’augmentation constante du nombre d’élèves, des établissements performants et fonctionnels  : les communes construisent des écoles primaires et maternelles, les départements des collèges, les Régions des lycés. Une nouvelle preuve que la décentralisation de certaines compétences, déléguées au plus près des territoires et mises en œuvre par des élus qui tissent une relation forte de proximité avec leurs populations, est beaucoup plus efficace.

On ressent de la tristesse pour tous ces jeunes et une impression de gâchis. Que vont faire tous ces jeunes qui vont rester sur le carreau à la rentrée de septembre?

Certes, il y a la possibilité de rejoindre une « grande école »mais il faut souvent déposer un dossier solide. De plus, il y a souvent des frais de scolarité élevés ce qui empêche les bâcheliers les plus précaires financièrement d’y accéder.

Mais derrière tout cela ce qui se profile c’est la sélection à l’entrée de l’université. Cette sélection éviterait certainement les échecs et les réorientations nécessaires des étudiants qui échouent et qui parfois rejoignaient l’université sans vraiment savoir ce à quoi cela aboutirait pour eux. Il faudrait aussi comme cela se fait à l’étranger un partenariat plus étroit entre les entreprises (et le secteur privé)  Les entreprises trouveront ainsi un vivier de matière grise et de leur coté elles pourraient participer financièrement aux investissements nécessaires pour les développer et leur permettre de répondre aux enjeux futurs.

Une révolution des esprits que ce soit du coté du monde universitaire mais aussi du coté des associations étudiantes

Aménagement et Elections présidentielles

Ce texte ci-dessous est paru dans la revue Ingénierie Territoriale N°26 de juin 2017 pages 52 et 53.

Comme le précisait Vitruve au Ier siècle avant JC dans s de juin on traité de Architectura,  pages« une construction doit être pérenne, utile et belle ». Les Romains construisaient « pour au moins une génération » et nous voyons ce que cela a donné avec le Pont du Gard et l’Aqueduc de Ségovie.

Or, sous couvert de protection de l’environnement et de développement durable on assiste depuis quelques années à la destruction massive de constructions de la seconde moitié du Xxème siècle dont certaines ont et auraient une valeur patrimoniale et historique certaines.

Actuellement, dans le même contexte et malgré ……….READ MORE : Article amenagement et elections tribune ingenierie territoriale1

cliquez sur le lien ci-dessus Pour avoir accès au fichier PDF.

Pour une démocratie de proximité par et pour les citoyens

Article co-écrit par : Catherine PREAUBERT, Docteur en droit, catherine.preaubert21@laposte.net;  Eric RAIMONDEAU, Urbanistes des Territoires, eric.raimondeau@wanadoo.fr; Bernard LENSEL, Urbanistes des Territoires, blensel@yahoo.fr;(avec la contribution de Marie-Anne Caroline PAUGET, Urbanistes des Territoires)

Résumé : Dans la mouvance de la réorganisation territoriale en France, la symphonie est manifestement inachevée, notamment sur le concept de proximité qui semble avoir pâti de ce mouvement pour l’instant ; il est donc proposé de revisiter les facteurs qui pourront permettre de favoriser cette proximité, principalement au niveau d’une complémentarité bien comprise entre les intercommunalités et les communes. Le jeu des acteurs est à revisiter sérieusement pour permettre d’atteindre cet objectif.

Pour lire la totalité de l’article, cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder au fichier PDF:

UNE_DEMOCRATIE_DE_PROXIMITE_mis_en_ligne_le28mai2017

Abstract : In the context of territorial reorganization in France, the symphony is manifestly incomplete, notably on the concept of proximity which seems to have suffered from this movement for the moment ; it is therefore proposed to revisit the factors that will make it possible to promote this proximity, mainly at the level of a well-understood complementarity between intermunicipalities and municipalities. The actors’ game must be seriously revisited in order to achieve this objective.

Les analyses récentes d’Urbanistes des Territoires (UT) sur les professionnels de l’urbanisme dans la Fonction Publique Territoriale, Collectif UT 2017.

Synthèse réalisée par Anna BOTTONI et Bernard LENSEL,
avec les contributions de Janine BELLANTE, Laurence CORMIER-TOPAL, Isabelle FOUBERT, Anne GAROUX, Emeline MAUL, Marie PAUGET, Jacques GRANGE, Eric RAIMONDEAU.

Depuis 10 ans, le Collectif d’Urbanistes des Territoires prend position sur la situation des
professionnels de l’urbanisme et de l’aménagement qui travaillent dans et pour les collectivités territoriales en France, dans le contexte des besoins et des attentes de la
population et des élus, d’une part, de blocages de type néo-corporatiste constatés pour
l’accès des diplômés de Masters universitaires au statut de la FPT, d’autre part.

Les textes et articles écrits par UT, ou en collaboration avec les autres partenaires du collectif (CNJU/Nouveaux Urbanistes), publiés dans diverses revues professionnelles (La Gazette des Communes, la Revue Urbanisme, … ) visent à trouver des solutions pour…...pour en savoir plus cliquez sur le fichier PDF à l’aide du lien ci dessous :

projet de synthèse textes UT_AB+BL_210317

LE VIVANT EN VILLE-NOUVELLES ÉMERGENCES – gouvernance, intensité urbaine, agriculture et animalités urbaines

La  Métropole de Lyon s’est investie de longue date dans un engagement fort et pérenne sur la nature et le bien-être en ville. Préserver et protéger le vivant, animal comme végétal, constituent aujourd’hui des piliers de l’action de la Métropole en faveur de l’environnement et du développement durable. Cette publication sur le thème du « vivant en ville » s’inscrit dans la continuité des symposiums de 2007, de 2009 et de 2011 : ces dernières années, la question du vivant a soulevé un intérêt de plus en plus marqué tant de la part des scientifiques – qui y voit une façon nouvelle et durable de construire et d’habiter la ville – que des citoyens qui se la sont appropriée pour la porter sur la place publique.

Au cours de ces symposiums, le partenariat avec Vétagro-sup et l’Université de Lyon a vu le jour : le présent ouvrage en matérialise aussi bien le dynamisme que la pertinence. Les réflexions qui y ont été menées mettent en place quatre grandes thématiques qui en forment l’ossature :

L’articulation entre gouvernance et vivant en ville, –

Les réponses envisagées face aux enjeux de l’intensité urbaine, –

La place et l’enjeu de l’agriculture urbaine –

La question de l’animalité et du bien-être en ville.

Notre démarche et notre réflexion ont répondu à un principe de transversalité et de pluridisciplinarité qui permettent de saisir la complexité de l’intégration et de la durabilité du « vivant en ville ». À cette ouverture scientifique s’est ajoutée, bien sûr, une ouverture géographique et scalaire dans la mesure où les terrains des contributeurs, professionnels comme universitaires, sont diversifiés, du territoire métropolitain à des sites plus éloignés, de l’échelle locale, bien sûr, à l’échelle nationale et internationale. À travers cet ouvrage, la Métropole de Lyon s’affirme aussi comme un pôle international majeur de réflexion et d’action quant au développement durable et au vivant dans la ville.

L’ensemble des contributions nombreuses vient enrichir la réflexion générale portée par cet ouvrage de points de vue complémentaires et toujours stimulants Nous tenons à remercier l’ensemble des contributeurs sollicités et à rendre hommage au sérieux et à l’intelligence avec lesquels ils ont traité ces thématiques qui participent à construire la Métropole durable de demain.

Pour lire et parcourir l’ouvrage édité cliquez sur le lien ci-joint pour ouvrir le fichier PDF : (peut mettre du temps pour s’ouvrir)

200916-le-vivant-en-ville_nlles-emergences

Autre document de synthèse de l’ouvrage : presentation_lemoniteur_lyon_081116
Voir aussi le site d’urbanistes des territoires : Association Urbanistes des Territoires

Quelle approche de la déontologie pour les territoriaux et les urbanistes ? – Club Techni.Cités – Lagazette.fr

Nous nous exprimons à deux titres au sujet du projet de loi « déontologie » et de la proposition de mise en place de déontologues.

Source : Quelle approche de la déontologie pour les territoriaux et les urbanistes ? – Club Techni.Cités – Lagazette.fr

La simplification des normes et des règlements dans le champ de l’urbanisme

Par Eric raimondeau Urbaniste OPQU

Différents articles de presse se sont faits l’écho ces dernieres semaines de la volonté gouvernementale d’engager les démarches pour aboutir à de nouvelles mesures visant à simplifier les démarches administratives des citoyens dans leur vie quotidienne. L’urbanisme sera bien sur concerné. Des mesures ont déjà été prises par un certain nombre de lois récentes (Loi ALUR) pour simplifier un certain nombre de choses et de procédures comme par exemple en matière de permis de construire ou pour le contenu des documents d’urbanisme.

UNE DEMARCHE DE SIMPLIFICATION QUI S’INSCRIT DANS UNE ETAPE D’UN  PROCESSUS ANCIEN

Les recherches en simplification d’urbanisme ne sont pas nouvelles. C’est en 1954 qu’est créé le code l’urbanisme et de l’habitation. En 1955 est arrivé le règlement national d’urbanisme et le règlement national de construction. En 1973 s’opère séparation entre le code l’urbanisme et le code la construction. Le code l’urbanisme n’est alors d’un modeste livret. Les lois de décentralisation de 1982 et 1983 mais aussi celle de juillet 1985 vont l’épaissir considérablement

Le gouvernement s’inquiète alors de cette situation et demande un rapport au conseil d’état qui édite en 1992 un rapport. Son titre L’Urbanisme pour un droit plus efficace et son contenu comportant des recommandations constitue une étape pour un essai de clarification. Malgré les conseils promulgués, l’ardeur des gouvernements et  des législatures qui suivirent, ont continué dans les années 90 à voter des textes. Lire la suite

LA SIMPLIFICATION DES NORMES ET RÈGLEMENTS DANS LE CHAMP DE L’URBANISME

PAR ERIC RAIMONDEAU URBANISTE OPQU. Février 2016

Différents articles de presse se sont faits l’écho ces dernières seamines de la volonté gouvernementale d’engager les démarches pour aboutir à de nouvelles mesures visant à simplifier les démarches administratives des citoyens dans leur vie quotidienne. L’urbanisme sera bien sur concerné. Des mesures ont déjà été prises par un certain nombre de lois récentes (Loi ALUR) pour simplifier un certain nombre de choses et de procédures comme par exemple en matière de permis de construire ou pour le contenu des documents d’urbanisme.

UNE DÉMARCHE DE SIMPLIFICATION QUI S’INSCRIT DANS UNE ÉTAPE D’UN PROCESSUS ANCIEN :
Les recherches en simplification d’urbanisme ne sont pas nouvelles. C’est en 1954 qu’est créé le code l’urbanisme et de l’habitation. En 1955 arrivé le règlement national d’urbanisme et le règlement national de construction. En 1973 il y a séparation entre le code l’urbanisme et le code la construction. Le code l’urbanisme n’est alors d’un modeste livret. Les lois de décentralisation de 1982 et 1983 mais aussi celle de juillet 1985 vont l’épaissir considérablement
Le gouvernement s’inquiète alors de cette situation et demande un rapport au conseil d’état qui édite en 1992 un rapport. Son titre L’Urbanisme pour un droit plus efficace et son contenu comportant des recommandations constitue une étape pour un essai de clarification. Malgré les conseils promulgués l’ardeur des Lire la suite