Catégorie : Articles Urbanistes des Territoires

Sur l’article Gilets Jaunes d’Ingénierie territoriale de décembre 2018 – retour d’expérience en urbanisme et aménagement

Par Jacques Grangé Vice-Président d’Urbanistes des Territoires. Analyse critique et complémentaire  rédigée le 3 février 2019 après parution de l’article « Que retenir des Gilets Jaunes »

Il me semble nécessaire de compléter l’article d’Eric Raimondeau et de Bernard Lensel dans Ingénierie territoriale. Il se trouve que j’étais en poste en DDE quand la péri urbanisation s’est développée dans les années 1970.

Tout d’abord, il y a un problème de méthode, on ne peut pas mélanger toutes les politiques sous prétexte qu’elles ont une dimension spatiale, peut-on traiter conjointement la politique étrangère et les politiques urbaines ? Pendant longtemps   l’aménagement du territoire et les politiques urbaines ont fait l’objet de politiques et de régimes juridiques distincts pilotés par des organisations publiques distincte (DATAR et ministère de l’Equipement). Ceux-ci font maintenant l’objet d’une tentative de « réunification » sous l’égide du ministère de la cohésion des territoires.

Il faut prendre en compte les problèmes d’échelle. L’aménagement du territoire….….Pour en savoir plus cliquer sur le lien  ci-joint : A propos de l’article Gilets Jaunes d’Ingénierie territoriale

Pour rappel voici le lien pour accéder à l’article faisant l’objet de l’analyse ci-dessus : Cliquez sur :  Que retenir des gilets jaunes?

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Que retenir des Gilets Jaunes?

Retrouvez l’article que j’ai co-écrit avec Bernard Lensel Président d’Urbanistes des Territoires  sur le mouvement citoyens des « Gilets Jaunes. Nous analysons ce mouvement sous l’angle des mobilités.

Après une campagne active sur les réseaux sociaux, les «Gilets Jaunes» ont surpris par l’ampleur des adhésions rencontrées. Cette jacquerie digitale 2.0 peut bien entendu être analysée sous l’angle social. Elle représente également l’aboutissement de près de 30 ans de mesures de toute nature prises par des gouvernements successifs, quelle que soit leur orientation, sans anticipation de leur impact et sans vision à long terme, notamment dans l’aménagement de nos territoires….Pour en savoir plus, Retrouvez la totalité de cet article avec le lien du fichier PDF   :

Que retenir des gilets jaunes ITdec2018-jan2019004

Pour votre information les cartes ci-dessous montrent l’évolution du réseau ferré entre 1930 et 2014. Ces deux cartes montrent que de très nombreuses lignes ont été fermées rendant ainsi plus difficile les transports individuels, notamment le domicile-Travail,   par un réseau collectif au quotidien des citoyens. Pas étonnant que, le recours à la voiture individuelle est, de ce fait, devenu au cours des trente glorieuses le moyen de transport privilégié de la population. (source : www.cheminots.net/)

 

La fiche RNCP unique sur l’urbanisme en France vient d’être publiée

http:// http://www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/visualisationFiche?format=fr&fiche=31470

Cette année 2018 s’achève avec une belle réussite puisque la fiche RNCP unique sur l’urbanisme en France vient d’être publiée. Cela couronne 5 années d’investissement militant intense de notre part. Pour mener à bien cette démarche, nous nous sommes notamment appuyés sur la plateforme d’action commune entre Urbanistes des Territoires et le CNJU, le partenariat avec le CFDU et celui avec Urbanistes du Monde.

Quelques précisions sont encore à venir sur certaines des formations mentionnées. 

La suite du programme, c’est le volet des équivalences, VES (Validation des études supérieures), VAE (Validation des acquis de l’expérience) et VAP (Validation des acquis professionnels), qui doit donner lieu à un groupe de travail qui va se dérouler en 2019 ; l’objectif est la reconnaissance à équivalence de tous les modes d’exercice et de toutes les formations initiales, pour les professionnels français en aménagement et en urbanisme.

Merci pour l’appui solide de nos membres, merci à tous ceux qui vont nous rejoindre et nous appuyer grâce à leur adhésion et très belles fêtes de fin d’année à toutes et tous !

L’équipe d’Urbanistes des Territoires

Pour accéder au site de l’association et en savoir plus  cliquez sur le lien ci-dessous  :

Site d’Urbanistes des Territoires

Les gilets jaunes : reflet d’une société fracturée, désemparée et en pleine mutation

par Eric Raimondeau Urbaniste OPQU

Après une campagne active sur les réseaux sociaux, les « Gilets Jaunes» lors de leur manifestation du 17 novembre ont surpris par l’ampleur du nombre de participants.

Cette jacquerie digitale2.0 est l’aboutissement de près de 30 ans de mesures de toutes natures prises par des gouvernements toutes tendances confondues. Elles ont été prises sans anticipation de leur impact et sans vision à long terme dans de nombreux domaines notamment dans l’aménagement et l’organisation des territoires.

Ce mouvement des « Gilets Jaunes » révèle une crise profonde de notre société. IL exprime aussi une sorte de rupture et de désaccords profonds avec les décisions politiques prises pendant des décennies par nos classes dirigeantes.

Elles se sont cristallisées dans la population sous le prisme de la fiscalité en raison des nombreuses taxes qui ont été créés pendant ces trente dernières années. Elles ont abouti à un véritable sentiment de baisse de pouvoir d’achat qui devient de plus en plus insupportable pour une large frange de la population qui s’appauvrit même en ayant un travail.

Ce mouvement citoyen est toujours analysé sous l’angle de la fiscalité. Il est très peu évoqué sous l’angle de l’aménagement du territoire et des mobilités.

L’étalement urbain incite au tout  voiture :

Il fut un temps ou les habitants des villes et villages demeuraient de fait des micros quartier qui offraient de nombreux équipements de service et de commerces de proximité aux habitants d’un quartier.

Les gens se déplaçaient alors à pied ou en vélo pour faire leurs achats quotidiens. Cette mobilité de proximité et quotidienne favorisait aussi le lien social entre les gens

Le développement économique des trente glorieuses  et l’augmentation du niveau de vie des français fut aussi une période propice aux grands projets pour aménager la France.

C’est l’époque de la modernité avec l’essor de la voiture dans tous les ménages et l’accès à une mobilité qui Lire la suite

Notre Dame des Landes : une troisième piste ?

Après l’arrêt du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, l’aménagement du Grand Ouest pour l’avenir reste  à imaginer. Une hypothèse peut être envisagée pour aménager un nouvel aéroport plus proche de la région parisienne sans que cela n’obère la nécessaire mise en cohérences des différents modes de déplacements et de mobilité dans le grand ouest.

Retrouvez à ce propose l’article que j’ai co-écrit à ce sujet et qui a été publié dans la revue Ingénierie Territoriale N°37 de Juillet Aout 2018.

L’intervention le 17 janvier 2018 du premier ministre annonçant l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes (NDDL) était très attendue en conclusion de la démarche de médiation engagée en juillet 2017 par le nouveau gouvernement issu des élections présidentielle et législatives de mai 2017.

Le Premier Ministre a plutôt conduit habilement la démarche engagée. Elle lui a permis de mettre fin, et de trancher, sur un dossier vieux de près de 50 ans.

Au delà des arguments de toutes natures développés, par les anti-aéroport et les pro-aéroport, et au-delà des…...

pour en savoir plus : Cliquez sur le fichier PDF ci-dessous

TRIBUNE notredamedeslandes_ingenierieterritoriale_juillet2018

 

 

Le droit des sols une filière et une chaîne au service des territoires.

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Article de Philippe BAUER d’Urbanistes des Territoires publié dans la revue Ingenierie Territoriale n°33 de mars 2018.

La filière « droit des sols » est en expansion. La fin de la mise à disposition des services de l’État, conjuguée à la montée en puissance des intercommunalités, des PLUi et de la géomatique, induit un développement des postes d’instructeur et la mise en place de centres instructeurs mutualisés. Pour autant, il est souhaitable de progresser dans le domaine des formations et dans la valorisation de la chaîne du droit des sols.
Aux origines de l’instruction des permis de construire
Le métier d’instructeur de permis de construire dans le bloc communal n’est pas nouveau. Ainsi, le décret du 10 août 1946prévoyait que les communes dotées d’un…..read more : TRIBUNE DROIT DES SOLS_Scan Inge ter33_mars2018

L’urbanisme entre communes et intercommunalités

La mise en œuvre d’une politique d’urbanisme sur un territoire intercommunal génère des tensions très fortes et des incompréhensions, souvent de fond, entre élus locaux et élus intercommunaux. Les élus communaux se sentent dépossédés d’une compétence qui leur est chère. Celle de l’aménagement de leur territoire. Ils la maîtrisaient depuis la mise en œuvre des lois de décentralisation de 1983.

Ils voient donc d’un mauvais œil  l’application sur leur territoire de prédilection d’orientations pas toujours négociées dans le sens qu’ils souhaiteraient. Parfois ces orientations leur sont même imposées.

Il y a donc de la part de certains Maires du ressentiment vis à vis de l’intercommunalité car c’est à eux que revient par la suite la gestion des impacts d’une urbanisation parfois intensive voulue par l’intercommunalité pour mettre en œuvre les orientations d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) ou celles d’un programme de l’habitat avec souvent des objectifs ambitieux.

Car c’est en effet à la commune que revient la charge pleine et entière de construire de nouvelles écoles ou de nouveaux équipements sportifs pour apporter les services auxquels aspirent la nouvelle population apportée par la construction de nouveaux logements.

En conclusion  sur les relations entre élus communaux et élus intercommunaux ou métropolitains  :

« Il n’est pas surprenant que l’on sente monter dans plus d’une commune, provenant souvent des milieux les plus éloignés de la vie publique un sentiment anti-métropolitain (ou intercommunal) qui ressemble au sentiment anti-européen. Et si la pertinence fonctionnelle ne coïncidait pas avec la pertinence démocratique? « 

Source : Histoire populaire de Nantes page 442  chez Pur Édition par Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume, Didier Guyvarc’h.

L’article ci-joint précise la pensée des auteurs sur cette problématique : Urbacommunes-interco2006-decembre2017-ing-terr

le 5 avril 2018

Aménagement du territoire : l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes signe-t-il la fin des grands projets structurants

Par Eric RAIMONDEAU urbaniste OPQU

L’intervention le 17 janvier 2018 du premier ministre annonçant l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes (NDDL) était très attendue en conclusion de la démarche de médiation engagée en juillet 2017 par le nouveau gouvernement issu des élections présidentielle et législatives de mai 2017.

La fin de ce projet s’inscrit dans la lignée des projets qui, en leur temps, défrayèrent la chronique pendant des années comme ce fut le cas pour le Larzac et Plogoff.

Le Premier Ministre a plutôt conduit habilement la démarche engagée. Elle lui a permis de mettre fin, et de trancher1, sur un dossier vieux de……retrouver l’article complet en cliquant sur le lien ci-joint : NDDL Abandon_projets_structurants version ERAI 28janvier2018

Remarque : Dans la continuité de cet article,  et pour approfondir les raisons de l’échec de ce projet, les conclusions qu’il faut en tirer mais aussi les perspectives qui s’en dégagent, le lecteur pourra utilement se reporter à la revue #PlacePublique n°66 du printemps 2018 qui consacre sa une avec le titre suivant :

Après Notre Dame des Landes, Comment faire encore projet.

Parmi d’autres, on retrouvera une interview de Laurent Théry, François Hartog mais aussi des articles François Chateauraynaud, Laurent Devismes,  etc.etc.

1« On a pris la meilleure décision » Propos de Nicolas Hulot lors d’un entretien sur BFM TV le 26 janvier2018 après avoir précise « je n’ai jamais pesé sur la décision »,

 Photo des champs sur lesquels devaient être construites les pistes de cet ex-aéroport du Grand Ouest. Photo prise en mai 2016 depuis l’observatoire édifié par les opposants à l’emplacement même de ce qui aurait du être celui de la future tour de contrôle.

Les jeunes diplômés des filières de master en urbanisme et aménagement ont profité de la récente réorganisation due de la loi ALUR

 Commentaire du gestionnaire du blog.

Vous pouvez lire ci-dessous le texte commun préparé de façon conjointe par Urbanistes des Territoires (UT) et le Collectif National  des Jeunes Urbanistes. C’est de ce texte que s’est inspiré le CNJU pour faire apparaitre un communiqué dans la  Gazette des Communes du 1er septembre. (Publié le 29 aout sur le site de cette revue)

L’association URBANISTES DES TERRITOIRES travaille pour l’avenir de la profession d’urbaniste tous territoires et tous modes d’exercices confondus.

Je réagis également sur ce qui me semble être une méconnaissance du contexte territorial et de son évolution depuis le début des années 2000. Pour ma part, ce n’est pas le loi ALUR, par ailleurs loi fourre-tout qui a complexifié et alourdi de la droit de l’urbanisme, qui a réorganisé « la maîtrise d’ouvrage voulue par la loi ALUR » comme il est dit de manière imprécise ci-dessous?

Trois lois majeures ont modifié sur le fond le contexte territorial.

Tout d’abord la loi d’orientation pour le développement et l’aménagement durable du territoire (LOADDT) dite loi Voynet (Loi N°99-533 du 25 juin 1999 modifiant la loi N°95-115 du 4 février 1995) Cette loi incitait notamment à la création de Pays en complément des ensembles urbains.

Ce fut ensuite la Loi Relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale dite Loi Chevènement (Loi N° 99-586 du 12 juillet 1999) Cette loi a engagé une recomposition du paysage territorial en créant trois formes principales d’intercommunalité (communautés de communes, d’agglomérations et Urbaines) Le transfert de compétences et de personnels, qu’occasionnèrent les créations de ces intercommunalités, a chamboulé les habitudes et les façons de faire d’élus qui pour les plus anciens avait pris gout au pouvoir que leur avait délégué en 1983 les lois de décentralisation.  

La troisième loi est celle relative à la solidarité et au renouvellement urbain (Loi N° 2000-1208 du 13 décembre 2000) Cette loi par les nouvelles réglementations et prescriptions aux collectivités ont obligé celles-ci à se réorganiser et à renforcer leurs services.

Ces trois lois, première étape d’une réforme en profondeur du paysage territorial ont véritablement enclenché, impulsé et ouvert une nouvelle page de la longue histoire des collectivités territoriales et des communes depuis leur création à la révolution.

D’autres lois ont aussi nécessité une adaptation permanente des collectivités. On ne peut bien sur pas les passer sous silence dans cette analyse comme par exemple la loi Relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral    (Loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015)

On pourrait citer aussi les lois relatives à la deuxième étape de la décentralisation, des Grenelles de l’environnement mais aussi de la Loi relative à la modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (1) et bien d’autres encore qui outre les problématiques d’organisation ont « permis l’émergence de nouvelles compétences et expertises » dans les collectivités territoriales.

Pour l’emploi : on ne peut que se réjouir de lire que les jeunes urbanistes ont trouvé des postes dans la fonction publique. Les intercommunalités ont beaucoup recruté. Sans doute même un peu trop car il a fallu remplacer, entres autres, les nombreux départs à la retraite de ces dernières années. Face aux restrictions budgétaires, les élus vont devoir se mettre en tête qu’ils devront faire au moins aussi bien, sinon mieux, mais avec  des moyens budgétaires en nette baisse.

Voici donc ci-dessous le texte commun UT et CNJU:

Sur le marché de l¹emploi, les urbanistes ont pleinement profité de l¹effet d¹aubaine de la loi ALUR. C¹est ce que révèle une enquête  Enquête 2006 chiffres clefs détail 665 emplois diplômes Master   menée par le collectif national des jeunes urbanistes (CNJU) auprès des urbanistes diplômés de master urbanisme et aménagement. Menée au cours de l¹été 2016 auprès de 943 diplômés de 2013, 2014 et 2015, l¹enquête montre que les principaux employeurs de ces diplômés restent les collectivités locales et la consultance privée en maîtrise d¹ouvrage (cabinets de conseils, bureaux d¹études). Ces deux catégories représentent ainsi

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