Catégorie : Tribune

Pour une licence d’exercice pour les Urbanistes.

Propositions sur une licence d’exercice pour les urbanistes en France par Urbanistes des Territoires 19 juin 2013

En France, notamment, les espaces urbains, périurbains et non urbanisés (agricoles et naturels) jouent de plus en plus leurs complémentarités. Parallèlement, les principes de développement durable, du droit au logement et du droit européen imposent de réaliser un nombre croissant de documents, plans, projets et programmes ayant trait à la planification urbaine et rurale et à la préservation du cadre de vie. La concertation, l’information et la participation des citoyens se généralisent.

Ainsi que le souligne le rapport du sénateur Pierre JARLIER (17 juillet 2012), l’Etat se désengage chaque jour plus avant de son rôle d’acteur de proximité, sur les missions d’élaboration des PLU et d’instruction des autorisations d’urbanisme, laissant les collectivités locales et les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale s’organiser pour assumer ces tâches, si possible au plus près du terrain et du citoyen, avec des prestataires parapublics ou privés. 

Le rapport du conseiller d’Etat Daniel LABETOULLE, remis récemment au gouvernement (25 avril 2013), souligne également la nécessité de mieux écrire les règles locales d’urbanisme et de mieux concerter en amont sur les projets d’aménagement et de logements. 

La qualité du cadre de vie ne dépend pas uniquement des normes juridiques ou des techniques constructives disponibles, elle est également liée à l’intelligence et à la compétence des professionnels qui travaillent sur ces sujets. Ces professionnels sont notamment les urbanistes. 

L’urbanisme est une discipline carrefour, de nature pluridisciplinaire, née au début du XXème siècle. 

Pourtant, la formation en aménagement et la profession d’urbaniste n’ont jamais fait l’objet, en France, d’une législation et d’une réglementation visant à les Lire la suite

Réaction à la position de l’AITF sur le métier d’urbaniste et l’accès au concours d’ingénieur

En tant qu’ingénieur territorial et urbaniste disposant de la qualification professionnelle OPQU, qui ne m’est d’aucune utilité dans l’exercice de mon métier, je ne partage pas l’orientation de l’AITF (dont je suis membre) jugée par certains comme discriminatoire  dont je rappelle un extrait ci-dessous.  

Voici la position du Président de l’AITF sur les urbanistes exprimée plus en détail  dans l’article ci-dessous parue dans la Gazette des comunes :  Extrait : La presse se fait beaucoup échos des urbanistes. Notre association restera vigilante pour que les étudiants possédant des diplômes sans formation scientifique et technique ne puissent pas accéder à la filière technique. Le métier d’urbaniste nécessite selon nous des connaissances et des expertises dans les domaines techniques, opérationnels et de conception ainsi qu’en sciences humaines. En effet, le métier d’urbaniste reste largement recherché par les collectivités territoriales et il est reconnu par ces dernières. En ce sens, l’AITF a réalisé un référentiel de compétences pour le métier d’urbaniste. L’exercice de la profession d’urbaniste en tant qu’ingénieur territorial requiert la maîtrise de sciences et techniques au même titre que les autres domaines de compétences de l’ingénieur territorial, complétés par des connaissances de l’environnement territorial (juridique, social, politique, géographique… Plus de détails en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.lagazettedescommunes.com/166549/rester-disponibles-pour-adapter-l%E2%80%99ingenierie-territoriale-aux-mutations-de-gouvernance/?rcommentid=583832&rerror=incorrect-captcha-sol&rhash=88d3b7c43d19abc1993af188b69203a8 

L’AITF est avant tout une association professionnelle qui défend les intérêts d’une catégorie statutaire de la FPT (et qui le fait bien d’ailleurs)  à savoir la catégorie A qui inclut une grande diversité de métiers. 

Elle ne me parait pas qualifiée pour défendre le METIER d’urbaniste qui dispose de sa propre spécificité.  

D’autres associations et structures sont plus compétentes qu’elle pour le Faire. Et elles sont nombreuses  SFU, Aperau, Urbanistes des Territoires  ou d’associations régionales comme l’AUGO, APURL etc.etc. Il faut aussi citer le CNJU qui a bien saisi les enjeux liés aux intérêts liés à la nécessité de donner une nouvelle dynamique et un coup de jeune à la profession d’urbaniste   

L’urbaniste est avant tout pluridisciplinaire et l’urbaniste, en chef de projet, se retrouve ensemblier en s’appuyant sur les compétences qui l’entourent (architecte, géographe, sociologue, géomètre etc .etc.   

L’ingénieur se retrouve aussi très souvent dans cette situation pour mobiliser les compétences qui l’entoure pour gérer les dossiers qu’il porte sans pour autant mettre en exergue dans cette position de manager son expertise technique et scientifique. Alors pourquoi interdire le concours d’ingénieur aux jeunes urbanistes?   

De plus je viens de prendre connaissance du contenu de la modification des statuts del’OPQU. Je suis désolé de voir à cette occasion  que l’AITF est rentré dans le conseil d’administration de cet organisme. J’ai la fâcheuse impression que l’on a fait rentrer le loup dans la bergerie. Faire rentrer dans le CA de l’OPQU une association qui s’oppose au passage du concours d’ingénieur territorial par les jeunes urbanistes c’est un comble. Par cette décision, les responsables de l’OPQU font bien peu cas des jeunes urbanistes et plus généralement des urbanistes de la territoriale. Voir l’AITF rejoindre l’OPQU ne m’incite guère à renouveler ma qualification dans un an. Je pense que  l’OPQU se soucie plus du sort des urbanistes du privé que de ceux du public (FPT et Etat)  

Enfin face à une telle position, comme d’autres collègues (comme d’autres collègues urbanistes qui ont déjà quitté l’AITF) je m’interroge sur l’utilité de poursuivre mon engagement de simple adhérent dans l’AITF.  

Et je neparle pas dans ces propos du groupe de travail de l’AITF qui ne fonctionne pas du tout et qui neproduit aucune publication ni article.

Urbaniste Qualifié OPQU et ingénieur Territorial. Le 16 juin 2013.